Tribune - Prévention, responsabilité et solidarité : les piliers de notre action sociale !

Mis à jour : 17 août 2018

En ce mois de juin, le Président de la République s’est exprimé sur les ambitions de notre politique sociale. C’est l’occasion de revenir sur notre action en ce domaine.


Le monde change. La société se transforme. De nouveaux besoins apparaissent. Nous devons repenser notre solidarité nationale pour l’adapter aux nouveaux besoins de notre société et lutter contre les causes profondes de la pauvreté !


Améliorer la qualité et l’organisation des soins


Si notre système de santé est l’un des meilleurs au monde, il est devenu inadapté aux nouveaux besoins de la population (vieillissement, augmentation des maladies chroniques, etc.). Notre priorité : accompagner le patient sur le long terme, et donner à tous un accès à des soins de qualité partout dans les territoires.


Pour garantir des services au plus près des citoyens et lutter contre la désertification médicale, nous doublons les maisons de santé pluridisciplinaires, nous décloisonnons certains actes médicaux vers des professions paramédicales en renforçant leur formation, nous facilitons les passerelles entre la médecine de ville et l’hôpital…


Parce qu’améliorer notre système passe aussi par l’innovation : nous généralisons la télé-médecine qui facilitera l’exercice médical, et assurera une permanence des soins, notamment dans les EHPAD.


Garantir l’accès aux soins pour tous


Parce qu’il est inadmissible qu’en 2018, des Français renoncent encore à une paire de lunettes, à un appareil auditif, ou à une prothèse dentaire, nous mettons en place un « reste à charge zéro», qui permettra à chacun de pouvoir se soigner sans avoir à verser 1€ supplémentaire. C’était un engagement de campagne, c’est aujourd’hui une mesure de justice sociale qui entre dans la réalité.

Mieux prévenir les maladies pour mieux protéger les Français


La prévention a trop longtemps été le parent pauvre de l’action publique. C’est pourquoi nous faisons preuve depuis un an d’un volontarisme fort sur de nombreux sujets : lutte contre le tabagisme, taxe sodas, promotion d’une alimentation plus saine (bientôt, 50% des produits servis dans les cantines seront locaux, dont 20% bios), consultations de prévention pour les femmes de 25 ans… Nous instaurerons bientôt des dépistages automatiques des troubles visuels et auditifs pour les enfants de 3 ans et les jeunes de 24 ans.


La prévention est aussi l’affaire des personnels soignants. Dès la rentrée 2018, les étudiants en santé effectueront un service sanitaire auprès de la population notamment en milieu scolaire, pour sensibiliser aux addictions, à la pratique sportive, ou encore à la santé sexuelle.


Mieux accompagner le vieillissement et rendre notre système de retraites plus juste


Le Président de la République a réaffirmé le principe de solidarité envers nos aînés. Parce qu’il nous tient à cœur d’accompagner la dépendance, nous investissons massivement dans les EHPAD et travaillons à la transformation de notre prise en charge de la dépendance, vers notamment un meilleur accompagnement à domicile pour préserver le plus longtemps possible l’autonomie des personnes âgées. Et pour que les plus fragiles puissent vivre mieux, nous avons augmenté le minimum vieillesse de 30€ par mois, une hausse qui atteindra 100€ par mois d’ici 2020. Mais nous sommes conscients que le vieillissement de la population et l’évolution de la dépendance est un enjeu d’ampleur pour les années à venir qui nécessitera un débat nationale sur la prise en charge de ce nouveau risque si nous voulons être à la hauteur des besoins.


Le défi du vieillissement de notre société doit aussi nous interroger sur la cohérence de notre système de retraites. Doit-il rester inchangé, alors qu’il est né il y a plus de 70 ans ? La vie s’allonge et notre société a profondément changée. Et pourtant, il existe encore 42 régimes différents avec des critères et particularismes devenus obsolètes. Nous voulons faire progresser et converger les retraites, pour que 1€ cotisé ouvre les mêmes droits à chaque Français. Il est question de rendre notre système plus juste et égalitaire, prenant en compte les caractéristiques propres au parcours de chacun.


Lutter contre l’exclusion pour en finir avec l’assignation sociale


Depuis 30 ans, les gouvernements qui se sont succédés ont pensé, à tort, qu’en augmentant uniquement les dépenses sociales, cela ferait baisser la pauvreté. Aujourd’hui nous devons malheureusement faire le constat de l’échec de cette politique. Mais plus intéressant que le constat, nous devons chercher comment améliorer notre solidarité nationale et porter de plus profondes ambitions.


Quelles fonctions doivent remplir les dépenses sociales? Elles sont une solidarité nationale pour permettre à tous nos concitoyens qui sont dans le besoin, de vivre plus dignement dans les moments difficiles. Mais elles ont d’autres fonctions indissociables si l’on veut parler d’efficacité: elles doivent permettre le rebond vers une meilleure situation et même permettre d’éviter à nos concitoyens de tomber dans la pauvreté.


Aller plus loin, cela signifie donc faire en sorte que ces dépenses permettent aux personnes bénéficiaires d’avoir des moyens de subsistances suffisantes au moment où elle sont dans le besoin.

Aller plus loin, c’est aussi et avant tout, permettre aux bénéficiaires de sortir ou d’éviter la pauvreté. L'objectif n’est ainsi pas de dépenser moins mais, de dépenser mieux.

Redonnons du sens à notre République sociale en favorisant l’accompagnement humain personnalisé (notamment en reconnaissant mieux les travailleurs sociaux).


La bataille contre l’exclusion, nous l’avons déjà engagée. Elle commence dès l’école. Dans le REP, les classes de CP et bientôt celles de CE1 sont dédoublées. Le dispositif « devoirs faits » se met en place. Le développement des emplois francs permet désormais d’insérer sur le marché du travail des citoyens qui, jusque là, en étaient exclus. La baisse des cotisations salariales pour que le travail paye plus ou encore la réforme de la formation portent aussi des ambitions pour tous nos concitoyens dont les plus fragiles.


La tache reste immense. Mais la précarité et les difficultés de la vie ne sont pas une fatalité. Engagée avec le Président de la République et mes collègues de la majorité parlementaire, je continuerai d’agir pour que chaque Français puisse bénéficier de la solidarité nationale la plus efficace possible.

En juillet le Président de la République s’exprimera pour de nouvelles mesures qui permettront de mieux lutter contre la pauvreté.


Laëtitia ROMEIRO DIAS

Députée la 3ème circonscription de l’Essonne

Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
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