Prêt garanti par l'État de 5 Md€ validé pour le constructeur automobile Renault

À l'issue d'une réunion avec des élus, représentants des salariés et la direction du groupe Renault, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a validé, mardi 2 juin, un prêt garanti de l’État (PGE) d’un montant de 5 milliards d’euros pour aider le constructeur automobile à traverser la crise.

Renault avait présenté, vendredi 29 mai, son plan d’économies, qui prévoit notamment 15.000 suppressions de postes dans le monde, dont 4.600 en France.

  • Renault, comme tout le secteur automobile, fait face à un ralentissement de la demande depuis 2019 que les conséquences de la crise sanitaire du Covid ont aggravé.

  • Les choix stratégiques passés de Renault, comme la course au volume, ont été des erreurs (Renault a une capacité de production de près de 6 millions de véhicules par an, mais n’en produit que 3 millions par exemple).

  • La transformation de Renault est indispensable pour l’emploi et pour que ce fleuron industriel français reste l’un des plus importants constructeurs automobiles mondiaux, notamment en matière de véhicules électriques et de véhicules autonomes, qui sont deux défis technologiques majeurs.

  • C’est pour accompagner cette transformation et préserver l’emploi que le Gouvernement, après avoir longuement échangé avec les représentants des salariés, la direction de l’entreprise et les élus, a choisi de signer ce 2 juin la garantie d’un prêt de 5 milliards d’euros pour le groupe.

  • Concernant le site Renault de Maubeuge, le Gouvernement a demandé et obtenu que s'ouvre immédiatement un dialogue social et technique, pour mettre au point un projet industriel d'avenir qui devra garantir au-delà de 2023 le niveau d'activité industrielle sur le site et son territoire. Aucune décision ne sera prise tant qu'un tel projet d'avenir n'aura pas l'accord des parties sans accord des représentants du personnel et la direction du Groupe.

  • Dès la semaine prochaine, un dialogue débutera entre syndicats, direction de Renault ainsi que les représentants du territoire sur l’avenir du site de Maubeuge. Une réunion pour faire le point aura lieu en septembre, en présence du ministre de l’Économie et des finances.

Pour rappel, le plan d’économie, présenté par Renault le 29 mai, vise à récréer en France un outil industriel compétitif et cesse les expansions à l’étranger.

Renault s’est ainsi notamment engagé à :

  • Rejoindre l’alliance des batteries électriques, aux côtés de PSA et de Total.

  • Tripler d’ici 2022 sa production de véhicules électriques en France, et la quadrupler d’ici à 2024 (240 000 véhicules). La France représentera à cet horizon deux tiers de la production mondiale des véhicules électriques du groupe.

Pour soutenir la filière automobile, le Président de la République a présenté, mardi 26 mai, un plan de soutien de plus de 8 milliards d’euros pour soutenir la demande, investir pour produire en France les véhicules de demain et pour relocaliser la production à valeur ajoutée en France en consolidant la totalité de la production industrielle sur les sites français.




Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
  • Gris Facebook Icône
  • Gris Twitter Icon