Notre vie associative au centre des attentions : AG UDAF 91

Mis à jour : 9 juil. 2019


Le 6 juin dernier, j’ouvrais l’assemblée générale de l’Union départementale des Associations familiales de l’Essonne. L’occasion de remercier tous les bénévoles pour leurs actions quotidiennes au service des familles essonniennes.


Assemblée générale de l'UDAF, le 6 juin 2019

Les politiques sociales et familiales sont primordiales pour assurer la cohésion de la société et pour réduire les inégalités de destin et dans ce cadre, les associations jouent aux côtés des pouvoirs publics un rôle essentiel dans notre société.


En France, 13 millions de bénévoles donnent de leur temps, aux côtés de 1,8 million de salariés, pour faire vivre les quelques 1,3 million d’associations que compte notre pays. C’est non seulement un terreau de développement d’emplois, mais aussi d’engagement citoyen et surtout des relais essentiels pour l’efficacité des politiques publiques.


Tous les objectifs que nous fixons, tous les besoins auxquels nous essayons de répondre par des textes de lois, ne pourraient pas connaître de réalité sans d’une part les contributions remontées par les associations avant le vote de la loi mais aussi par le rôle de relais joué ensuite auprès de la population que ce soit dans l’information des dispositifs existants et même tout simplement dans leur mise en œuvre.


Assemblée générale de l'UDAF, le 6 juin 2019

C’est pourquoi, nous cherchons et mettons en place de nouvelles solutions, pour soutenir le milieu associatif en profondeur, avec plus d’efficacité. Le tissu associatif est essentiel mais il souffre de multiples maux que l’on s’est peut-être trop habitués à voir : financement instable, structuration fragile, manque de visibilité…


Nous avons à cet effet dès 2017 voté dans le cadre du projet de loi de finances 2018 une hausse des crédits en faveur du monde associatif de 10 % et débloqué 25 millions d’euros supplémentaires pour les petites associations de moins de 10 salariés. Depuis cette année, la réduction pérenne des charges patronales, a également permis à l’ensemble des associations d’économiser 1,4 milliard d’euros.


Surtout, nous avons augmenté les crédits dédiés au service civique de 16 %, qui vont permettre sur le quinquennat le développement de 150.000 services civiques, au service de l’engagement citoyen, en évitant ainsi de recourir à des solutions inefficaces socialement et financièrement en vue d’une insertion professionnelle durable.


Mais nous souhaitons avancer en profondeur sur le développement du tissu associatif et nous avons lancé une nouvelle approche avec un grand travail participatif, qui a débouché sur une feuille de route présentée par Gabriel Attal, secrétaire d’État en charge de la vie associative, en novembre dernier.

Cette feuille de route, intitulée « Vie associative », fruit de plusieurs mois de travaux associant les représentants des associations et les différents ministères concernés, regroupe un ensemble de 15 mesures pragmatiques et ambitieuses organisées en 3 grands axes :


1er axe : un appui structurel et un accompagnement renforcé des associations :

L’Etat accompagnera les associations pour mutualiser plus facilement les fonctions supports, les locaux, les salariés... notamment en incitant à la construction de groupements d’employeurs ; Le dispositif « compte-asso » sera pérennisé offrant un bouquet de services numériques, permettant de faciliter les déclarations administratives et autres démarches incombant aux associations. Dans la même optique de simplification et de soutien au développement, la conservation d’un excédent « raisonnable » sur les fonds publics non consommés sera aussi facilitée. Cela favorisera aussi l’augmentation des fonds propres des associations.


Le 2ème axe, c’est la valorisation et la reconnaissance de l’engagement individuel. Pour cela, nous avons créé des certifications de compétences et connaissances acquises tout au long de son engagement bénévole, qui sont désormais reconnues sur le marché du travail. C’est un moyen d’encourager au bénévolat.


Enfin, le 3ème axe c’est faire du développement associatif l’affaire de tous. Notre objectif ici, est de faciliter les dons des petites entreprises et le développement du mécénat associatif, pour faire émerger en France une nouvelle culture de la philanthropie, au service des associations. C’est essentiel pour sortir de la fragilité financière de beaucoup d’associations. Le financement reposant à presque 100% sur les collectivités ou les pouvoirs publics ne permettent pas aux associations ni des levées de fonds nécessaires à leur développement ni une visibilité suffisamment sereine.

Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
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