Non les animaux n'ont pas leur place dans les cirques

Un lion s’essayant aux patins à roulettes. Une girafe se servant d’un cerceau. Un éléphant que l’on dresse avec des aiguillons électriques… J’ai moi même été témoin, à Arpajon, dans mon territoire, d’un poney tournant sur un manège huit heures d’affilée. Foires, cirques, parcs, etc. Ce qui est divertissant pour certains relève en fait de la maltraitance pour les animaux.


Quelques faits divers survenus ces dernières années nous rappellent que ces animaux sont victimes d’un mal-être. La souffrance de l’éléphante Maya, ou la tigresse échappée d’un cirque puis abattue dans les rues de Paris ont légitimement choqué nos concitoyens. Un sondage de l’IFOP en février 2018 indiquait que 67% des Français étaient favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques. Les villes n’ont pas attendu qu’on légifère pour bannir sur leur sol l’installation des cirques utilisant des animaux sauvages.


Ajaccio, Cagnes-sur-Mer, Paris, Strasbourg, Saint-Etienne… La liste ne fait que s’allonger depuis quelques années. Ce sont plus d’une centaine de municipalités qui ont signé ce vœu pieu.

Pourtant, dans les faits, ces municipalités n’ont pas la compétence légale d’interdire la venue d’un cirque au motif qu’il met en scène des animaux sauvages.

En effet, si l’ordonnance du 18 mars 2011 a renforcé les obligations des cirques, elle n’a pas interdit l’utilisation des animaux sauvages. Elle est donc légale.

Bien au contraire, une liste autorise certaines espèces, comme les éléphants femelles, les félins et les otaries, et d’autres comme les girafes ou les éléphants mâles sont tolérés dans le cas où la nécessité artistique est précisée.


Les municipalités qui ont osé s’opposer à l’installation de ces cirques se font régulièrement attaquer par les préfectures au motif d’illégalité de l’arrêté, comme c’est le cas dans l’Essonne, où une maire m’a interpellée à ce sujet en me demandant quelle position comptait prendre l’Etat pour trancher ce débat.


28 pays ont d’ores et déjà mis fin à la présence d’animaux dans leurs cirques. Le dernier en date, c’est le Portugal, il y a quelques semaines.


C’est à nous aujourd’hui, représentants de la Nation, et au Gouvernement, de s’emparer de ce sujet auquel nos concitoyens accordent de l’importance.


Un groupe de travail dédié sera mis en place dès le début d'année 2019. Il aura pour but de rassembler toutes les parties prenantes autour de la question de la condition des animaux dans les cirques. Des propositions seront formulées dès le printemps sur la place et l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques.



Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
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