Levons les freins à l'émancipation économique et financière des françaises !

Mis à jour : juin 2


En France, les inégalités économiques de genre perdurent : à poste égal, les femmes gagnent 10,5 % de moins que les hommes ; elles ont 30 % de chances en moins d’être financées par les principaux fonds de capital‑risque que les hommes ; et une seule femme dirige une société du CAC 40, dix ans après la loi dite « Copé-Zimmermann », instaurant des quotas de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance.


La crise de la COVID-19, au-delà d’avoir été un révélateur, a creusé les inégalités de genre. L’emploi des femmes s’est dégradé. Parmi les femmes qui étaient en emploi au 1ermars 2020, deux sur trois seulement continuent de travailler 2 mois plus tard, contre trois hommes sur quatre. Les femmes ont été également plus touchées que les hommes, puisque les métiers du « care » et de la propreté se déclinent le plus souvent au féminin : aide-soignante, infirmière, caissière, aide à domicile etc. Des professions qui se sont retrouvées en première et en seconde ligne !


La proposition de loi visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle, adoptée l’unanimité à l’Assemblée Nationale le 12 mai 2021, propose notamment de :

  • Interdire le versement des salaires et des prestations sociales sur le compte d’un tiers - souvent le conjoint - mais devront l’être sur le compte de la personne concernée ou sur un compte joint ;

  • Affirmer dans la loi le droit individuel à détenir un compte courant afin de garantir à chaque personne une pleine autonomie dans la gestion de ses ressources ;

  • Les familles monoparentales, qui sont pour l’immense majorité des femmes (85% de femmes), bénéficieront de places spécifiques en crèche, afin de pouvoir poursuivre une formation ou chercher un emploi ;

  • Renforcer la lutte contre les stéréotypes de genre dès le collège, en particulier dans le cadre de l’orientation et de la découverte des métiers ;

  • Les établissements d’enseignement supérieur devront, comme les entreprises, publier un index de l’égalité et assurer un minimum de 30 % de femmes dans les jurys d’admission ;

  • Les entreprises de plus de 1000 salariés devront publier chaque année un état des lieux genré des postes à responsabilité. Elles auront pour objectif d’atteindre une proportion minimale de représentation d’un sexe parmi ces postes à responsabilité de 30% à 5 ans et 40% à 8 ans sous peine de sanctions en cas de défaillance ;

  • Rendre plus accessible le financement de l’entreprenariat au féminin en mettant en place des objectifs de mixité dans la politique de soutien à la création et au développement d’entreprises de Bpifrance et de l'ensemble des sociétés de gestion de portefeuille.

J’ai aussi co-amendé les texte pour permettre de :

  • Instaurer le télétravail pour les femmes enceintes, dans le dernier trimestre précédent le congé maternité ;

  • Favoriser la place des femmes dans les milieux scientifiques (à l’école comme dans la vie active).

Cette proposition de loi vient consolider les mesures prises par le Gouvernement, depuis 2017, en matière de :

  • Parentalité : service public des pensions alimentaires, allongement du congé paternité, majoration du complément de mode de garde (CMG) pour les familles monoparentales ;

  • Émancipation économique des femmes : index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, revalorisation des métiers largement exercés par des femmes via le Ségur de la santé ;

  • Violences sexistes et sexuelles : politique publique contre le harcèlement de rue, Grenelle des violences conjugales.


Le chemin de l’égalité complète entre les femmes et les hommes est encore long. Mais nous progressons. L’inscription de ces avancées dans la loi permettra d’accélérer l’évolution sociétale.







Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal