Mobilisation nationale contre les violences faites aux femmes


Aujourd’hui c’est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et malheureusement ce n’est pas le symbole d’un passé révolu mais bien un sujet d’actualité en 2018 en France !


C’est pour cela que nous avons fait de l’égalité entre les Femmes et les Hommes la grande cause du quinquennat.


Pourquoi grande cause du quinquennat ? Pour permettre d’agir, sur la durée, non pas avec des mesures ponctuelles, mais bien avec une politique publique inflexible année par année afin de renverser enfin ces réalités insupportables.


Membre de la Délégation aux Droits des femmes de l’Assemblée Nationale, je peux vous assurer que nous sommes pleinement mobilisés pour l’égalité entre les Femmes et les Hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes. Notamment à travers notre travail législatif qui, cette année, s’est traduit non seulement par une implication totale sur le projet de loi de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, mais aussi par les amendements que nous avons portés collectivement et de façon transversale sur les différents projets de loi de l’année.


Nous avons le rôle, à chaque texte et quelque soit le sujet, d’analyser la dimension « égalité » et d’y apporter une amélioration dès que nécessaire.

Nous continuerons tout au long du quinquennat à ramener systématiquement le droit des femmes au centre du débat législatif.


Notre méthode : une écoute des acteurs de terrain via des colloques, des auditions, des déplacements sur les territoires (comme à Metz la semaine dernière). Ecoute que nous traduisons ensuite dans des rapports d’informations qui contiennent des préconisations concrètes, et que nous portons ensuite dans les différents textes présentés à l’Assemblée.


Mais modifier la loi, ne suffira pas !


C’est l’action, la mobilisation de tous qui pourra enfin faire changer les chiffres annuels effrayants des violences faites aux femmes :

225 000 femmes subissent des violences conjugales

1 femme meurt toutes les 3 minutes sous les coups de son compagnon

94 000 femmes majeures sont victimes de viols et/ou de tentatives de viol soit environ 257 femmes violées chaque jour.


Chacun à notre niveau nous pouvons faire quelque chose : être attentif aux signes, dénoncer, ne pas s’imaginer que cela n’arrive qu’aux autres ou que c’est une affaire privée...


C’est le sens de la campagne de communication lancée par le gouvernement pour appeler à une prise de conscience générale. Ne plus fermer les yeux, c’est le meilleur moyen de lutter.


Je veux profiter de cette journée, pour souligner et saluer les actions des acteurs qui soutiennent, défendent et aident les femmes. La collaboration étroite des associations, des services de l’Etat, des agents de terrain, des fonctionnaires de police ou des collectivités est essentielle pour rendre plus efficace la fin des violences.


Partout en France se développent des initiatives innovantes pour combattre les violences : nous avons vu récemment se tisser sur les réseaux sociaux un réseau d’entraide entre inconnus, je pense notamment à l’opération #BienvenueChezMoi sur twitter qui permettait de connecter des femmes en danger et des internautes proposant leur toit. Plus récemment, les victimes de violences conjugales étaient appelées à dessiner sur leur main un point noir pour signaler discrètement leur situation et alerter leur entourage.


D’autres actions émergent sur les territoires pour venir en aide aux femmes : groupe de travail inter-institutionnel, accompagnement global, actions de prévention et de sensibilisation auprès de jeunes publics, campagnes de communication…


Nous devons continuer parallèlement, à améliorer tous les aspects du droit qui peuvent l’être, à remplir les engagements pris lors de la déclaration de Grande Cause du Quinquennat (dont nous pouvons suivre en toute transparence les avancées https://grande-cause-quinquennat.gouv.fr) et à soutenir y compris financièrement les acteurs de terrain.


Par exemple, les appels au 3919 ont augmenté de 15 % et les prises en charge de 11 % au premier semestre 2018. Il était donc nécessaire d’augmenter leur budget en conséquence avec un supplément de 120 000 euros pour financer trois postes d'écoutantes supplémentaires. 


De même, le collectif féministe contre le Viol (CFCV) qui n’avait pas connu d’augmentation de ses subventions ces 10 dernières années, a pu bénéficier de 60 000 euros supplémentaires. 


Pour le Mouvement du Nid qui accompagne les femmes en sortie de la prostitution, les aides ont doublé.


Pour l’association « Excision, parlons-en » c'est + 300% de subventions. 


Et parce que nous voulons maintenir cet effort et ce soutien national en 2019, nous venons de voter dans le projet de loi de finances, la sanctuarisation du budget du secrétariat d’Etat à l’égalité entre les Femmes et les Hommes (soit 30 millions d’euros) et environ 500 millions d'euros répartis dans les budgets des différents ministères en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes.


En 2019, continuons ensemble le combat pour l’égalité entre les Hommes et les Femmes pour construire, pierre après pierre, la société que nous serions fiers de léguer à nos enfants.








Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
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