Le gel à frappé les agriculteurs de l'Essonne : Constat à Saint-Escobille

Mis à jour : mai 11

La réponse gouvernementale à la hauteur de la catastrophe climatique du siècle.

Vincent Imbault, Agriculteur à Saint-Escobille, nous a reçu, avec le Ministre de l'Agriculture Julien DENORMANDIE, le Préfet de l'Essonne Eric JALON, Le Maire Yves VILLATE, et l'ensemble des représentants de la filière betterave sucre, pour constater avec amertume les dégâts du gel sur sa parcelle de 18 ha de betteraves.


Selon les estimations de la Chambre d'Agriculture d'Ile de France, 3000 hectares de betteraves sucre sont à re semer sur le seul département de l'Essonne, et la perte de rendement est estimée à 20T/ha (rendement moyen 90T/ha), soit plus de 500 euros de perte de chiffre d'affaires/ha.


Certaines sucreries ont décidé, en solution d'urgence, de fournir les semences gratuitement aux agriculteurs touchés pour pouvoir re semer au plus vite. Les usines doivent pouvoir continuer de fonctionner, plusieurs milliers d'emplois sont en jeu. Un nouveau coup dur pour la filière betterave, déjà impactée par une conjoncture économique morose, des restructurations et un épisode de jaunisse l'année dernière.


Cet épisode de gel est sûrement la plus grosse catastrophe climatique agricole du siècle. Après avoir évalué les dégâts sur l’ensemble de la Métropole, nous déployons un dispositif exceptionnel d’un milliard d’euros:


Des mesures d’urgences dans un premier temps avec :

  • une année blanche de cotisations MSA ;

  • un dégrèvements de taxes foncières sur le non bâti (TFNB) ;

  • une mobilisation des dispositifs existants en matière d’activité partielle et de prêts garantis par l’Etat;

  • une enveloppe d’urgence allouée aux préfets pour apporter un soutien immédiat aux exploitations les plus en difficulté.

Mais, ces aides d’urgence ne suffisent pas et doivent être complétées par des mesures ambitieuses pour accompagner nos exploitants :

  • en indemnisant des arboriculteurs au titre du dispositif des calamités agricoles jusqu’à 40% pour les pertes les plus importantes ;

  • en mettant en place un soutien exceptionnel pour les autres filières qui ont été très touchées et qui ne sont pas aujourd’hui couvertes par ce régime de calamités agricoles, notamment les viticulteurs ;

  • en améliorant l’indemnité des agriculteurs assurés ;

  • en mettant en place une avance forfaitaire basée sur la perte de chiffre d’affaires mensuel ;

  • en ouvrant ce fonds exceptionnel aux entreprises aval de ces filières, qui seront impactées par l’absence de récolte à conditionner ou à transformer.

Enfin, une telle catastrophe nous conduit à accélérer les réponses structurelles pour renforcer durablement notre agriculture face aux aléas climatiques avec :

  • L’enveloppe du plan de relance dédiée à l’adaptation au changement climatique qui sera doublée, passant de 100 à 200 millions d'euros ;

  • L’accélération des travaux de réforme de l’assurance récolte.


A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle !








Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal