Le Beauveau de la Sécurité et après...

Dernière mise à jour : nov. 19

Le Beauvau de la sécurité a permis une large concertation de tous les professionnels du secteur. Sa clôture le 14 septembre par le Président de la République ne marque pas une fin mais bien une impulsion supplémentaire de notre action autour de la sécurité.


Le premier message du Président de la République et de la majorité présidentielle envers les forces de l’Ordre a bien entendu été celui de la confiance et de la reconnaissance.


Mais ces plusieurs mois d’échanges et de travaux autour de la sécurité devaient également servir à répondre aux besoins et enjeux de sécurité à venir. La sécurité c’est un combat permanent qui ne s’arrête pas à une loi ou une mesure mais qui nécessité de l’engagement constant et de la continuité dans la décision.


Il nous faut nous projeter sans cesse. Le Président a rappelé que la police et la gendarmerie de 2030 devront faire face aux nouvelles formes de délinquance et menaces (par ex : enjeux numériques et technologiques) et devront être mieux formées et équipées.


Plusieurs engagements ont été pris à l’issue du Beauvau que nous mettrons en œuvre :

· Une refonte la procédure pénale pour simplifier et améliorer le travail des policiers, magistrats et enquêteurs.

· Une loi de programmation pour la sécurité intérieure pour donner les moyens sur la durée au ministère de l’Intérieur. Elle devra être également une loi de modernisation numérique du ministère.

· "Plus de bleu sur le terrain" : doublement sur 10 ans de la présence des gendarmes et policiers sur la voie publique.

· Une meilleure prise en charge des victimes : numéro 3919 accessible 24h/24, formation de près de 90.000 policiers et gendarmes, mise en place de guichets dédiés, déploiement de 2.300 téléphones "grave danger" pour les victimes, création de 123 postes d’intervenants sociaux supplémentaires. La mise en place du dépôt de plainte en ligne à l'horizon 2023.

· Augmentation en 2022 du budget de ministère de l’Intérieur de 1,5 milliard d’euros, dont 500 millions pour la mise en œuvre des premières mesures du "Beauvau" :

§ Investir dans l’humain et la formation : hausse de 50% de la durée de formation, métiers de la police judiciaire plus attractifs avec le lancement d’un plan pour l’investigation – plus de temps pour les enquêteurs, création d’une réserve opérationnelle de police et de gendarmerie (30.000 pour la police et 20.000 supplémentaires en gendarmerie).

§ Mise à niveau des équipements de la police technique et scientifique : nouveaux uniformes, déploiement des caméras piétons (30.000 commandes) et caméra embarquée dans les véhicules, incitation pour les collectivités locales à étendre leur réseau de vidéo protection.


Ces mesures sont prises en cohérence et dans la continuité de nos actions depuis 2017 dont on peut rappeler les résultats significatifs :

  • 36 attentats déjoués.

  • Baisse d’un quart des cambriolages.

  • Baisse de 20% des vols de véhicules.

  • Hausse des saisies de stupéfiants, 7.837 cartels démantelés. En Essonne c’est 278 opérations anti-drogue rien que sur l’année 2021.

En outre, à l’Assemblée Nationale nous avons adopté cet automne en première lecture le Projet de Loi relatif à la responsabilité pénale, qui permet :

  • La reconnaissance d’une exception au principe d’irresponsabilité pénale, lorsque le discernement de la personne ou le non contrôle de ses actes au moment du crime ou du délit résulte de la consommation volontaire de substances psychoactives dans le but de commettre l’infraction ;

  • L’ajout de deux infractions dans le code pénal afin de réprimer le fait de consommer des produits psychoactifs en ayant conscience que cette consommation est susceptible de conduire à atteindre à la vie ou à l’intégrité d’autrui.

Avec ce texte, nous adaptons les moyens dont disposent les forces de sécurité intérieure aux problématiques du quotidien pour les rendre plus efficaces :

  • en renforçant la répression des atteintes commises à l’encontre des forces de sécurité intérieure ;

  • en créant la réserve opérationnelle de la police nationale ;

  • en renforçant le cadre d’usage et les modalités de contrôle de la captation d’images ;

  • en améliorant les procédures de jugement des mineurs ;

en renforçant des dispositions pénales, telles que le contrôle des détenteurs d’armes ou encore la procédure d’identification des auteurs des rodéos motorisés

Nous avons redonné les moyens financiers et humains aux forces de l’ordre pour protéger les Français au quotidien. Les efforts payent. Mais nous irons plus loin et nous continuerons d’agir pour réformer la justice, avec le lancement des États Généraux de la justice, dont les résultats sont attendus pour début d’année 2022. Le soutien à l’action quotidienne de nos forces de l’ordre passe aussi par une justice forte et une répression à la hauteur.

Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal