L'Opération "Résilience" pour lutter contre l'épidémie de Covid-19

En déplacement à Mulhouse, notamment à l'hôpital militaire de campagne, le Président de la République a salué, mercredi 25 mars, la mobilisation exceptionnelle des Armées et annoncé le lancement de l'opération "Résilience". 


  1. L’opération "Résilience" sera entièrement consacrée à l’aide et au soutien aux populations, ainsi qu’à l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie de COVID-19, en métropole et outre-mer, en particulier dans les domaines sanitaire, logistique et de la protection.

  2. Le Président de la République a décidé du déploiement du porte-hélicoptères amphibie Mistral dans le sud de l’Océan Indien et à partir de début avril, du porte-hélicoptère Dixmude aux Antilles en soutien à nos territoires ultramarins


Sur le plan sanitaire, les armées sont déjà actives :

  • L’hôpital de campagne de Mulhouse, monté dans des délais records par le service de santé et l’armée de terre, témoigne de cet engagement.

  • Les 8 hôpitaux d’instruction des armées, les opérations de transport sanitaire aérien et maritime et les autres missions de soutien sont également engagés pour lutter contre le Covid-19.

Comment sont mobilisés les militaires de l'opération "Résilience" ?

Cette mission de service public est réalisée dans un cadre interministériel sous l'autorité du Premier ministre.

Conformément à l’instruction ministérielle 10100, les Armées peuvent être mises à contribution sur le territoire national lorsque les moyens de l’autorité civile sont estimés « indisponibles, inadaptés, inexistants ou insuffisants » (règle des « 4 i »).

 Les missions que peuvent mener les Armées dans le cadre de Résilience sont élaborées au cours d’un dialogue civilo-militaire entre l’autorité administrative (le préfet de zone de défense) et l’Officier général de Zone de défense et de sécurité (OGZDS). La demande de concours émane toujours de l’autorité civile.

Combien de soldats seront mobilisés au sein de l'opération "Résilience" ?

Comme l’a indiqué la ministre des Armées, le volume de militaires qui participent à l’opération Résilience n’est pas une donnée fixe. Ils seront définis en fonction du besoin exprimé par les autorités et pourraient être « plusieurs milliers ».

L’opération Résilience s’intègre dans le dispositif interministériel placé sous l’autorité du Premier ministre.

Avec Résilience, ce sont l’ensemble des Armées qui sont mobilisées au service des Français, en appui et en soutien des autorités civiles dans l’ensemble des secteurs où elles disposent de savoir-faire à même d’aider le pays à faire face à l’épidémie.

Quelles actions sont menées par les Armées au sein de l'opération "Résilience" ?

Résilience a été lancée le 25 mars 2020 par le Président de la République, sur proposition de la ministre des Armées, et constitue la contribution des Armées à l’engagement interministériel contre la propagation du COVID-19. Cette contribution est d’ordre :

  • Sanitaire : rôle du service de santé des Armées, prises en charge de patients Covid-19, don de 5 millions de masques, installation d’un hôpital militaire de campagne, évacuation aérienne via A330 ou hélicoptères NH90, évacuation maritime grâce aux porte-hélicoptères amphibies, évaluation des performances de masques et d’échantillon de tissus proposés par les industriels pour concevoir de nouveaux masques, etc. ;

  • Logistique : transport de fret, mise à disposition d’emprises militaires, affectation d’experts logistiques dans des centres hospitaliers, etc. ;

  • Sécuritaire : protection de sites sensibles désignés (militaires ou non comme ceux où du matériel médical est entreposé), missions de surveillance et de présence dissuasive, etc.


Les soldats français vont-ils quitter l'Irak pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 en France ?

NON. La France a simplement annoncé une adaptation de son dispositif. Cette décision, prise en coordination avec le gouvernement irakien et les membres de la Coalition, vise uniquement une suspension temporaire des activités de formation des forces de sécurité irakiennes.

Ainsi, la France a rapatrié le 26 mars et « jusqu’à nouvel ordre » son personnel déployé dans le cadre des activités de formation. Le ministère des Armées précise que seront concernés « la centaine de soldats engagée dans le pilier formation ainsi que des éléments de soutien national au sein de l'état-major de l'opération Inherent Resolve (OIR) ».

Ce rapatriement temporaire ne concerne pas les militaires engagés dans la lutte contre Daech. La France restera engagée auprès de ses partenaires de la Coalition pour assurer la défaite durable de Daech.




Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
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