Conférence de presse commune d'Angela Merkel et Emmanuel Macron: ce qu'il faut retenir

Le Président de la République et la Chancelière allemande ont présenté aujourd’hui une initiative commune pour une réponse européenne à la crise du COVID-19.

Cette initiative franco-allemande est l'impulsion à une réponse européenne commune aux 27.

De nombreuses actions européennes inédites et rapides en termes de solidarité concrète ont été menées au sein de l'Union européenne depuis le début de la crise sanitaire : accueil de patients français dans des hôpitaux allemands, suisses, luxembourgeois et autrichiens, envoi de masques à l’Italie ainsi qu'un soutien économique massif (BCE, Commission) aux travailleurs, aux emplois et aux entreprises.

Désormais, les États membres doivent tirer les enseignements de cette pandémie qui a touché toute l'Union européenne, et ce n'est que collectivement que nous pourront y apporter une réponse efficace. Dans cette perspective, la réponse européenne que la France et l’Allemagne proposent s’appuie sur deux principes :

  • la solidarité européenne entre ses membres

  • la souveraineté européenne à l’extérieur

Priorité à l'Europe de la santé

Si l'aspect sanitaire n’est pas une compétence communautaire, l'Allemagne et la France veulent de doter l'UE de compétence concrètes : nous avons besoin de stocks communs de masques et tests, des capacités d’achat et de production communes ou coordonnées pour les traitements et les vaccins, de plans de prévention des épidémies, de méthodes communes pour recenser et identifier les cas.

Construire la solidarité par la création d’un Fonds de relance

La France et l’Allemagne soutiennent la création d’un fonds de relance intégré au cadre financier pluriannuel 2021-2027 pour mettre en œuvre la solidarité européenne dans la réponse à la crise du covid-19. Doté de 500 Md€ financés par de la dette émise par la Commission européenne, il permettra de financer des dépenses budgétaires prioritaires dans les pays et régions européennes les plus affectés.

En complément des plus de 500 Md€ de prêts agréés par l’Eurogroupe (BEI, MES, nouvel instrument de la Commission nommé « SURE »), ces 500 Md€ de subventions du fonds de relance permettront d’atteindre une réponse économique de plus 1 000 Md€ au niveau européen, auxquels s’ajoutent les mesures prises au niveau national. L’UE mobiliserait donc une palette complète d’instruments, en combinant des mesures de financements aux Etats et aux entreprises ainsi que des transferts à hauteur de 500 Md€ (soit près de la moitié du volume sur 7 ans du cadre financier pluriannuel – une hausse sans précédent) à destination des secteurs et des régions les plus touchées par la crise.

Accélérer la transition écologique et la transition numérique

Cette crise ne doit pas remettre en cause les priorités que l’Europe s’était données comme le Green Deal (Pacte Vert). La reconstruction à laquelle nous devons nous atteler doit au contraire être l’occasion d’accélérer la « transition verte », notamment par des engagements et conditions en matière de climat, d’environnement et de biodiversité.

Une Europe souveraine du point de vue économique

Pour soutenir la reprise économique, la France et l’Allemagne défendent le renforcement de la souveraineté économique de l’UE, notamment en matière industrielle, ainsi que du marché intérieur.

L’UE doit réduire sa dépendance à l’extérieur dans les secteurs stratégiques comme la production de médicaments, que ce soit en matière de relocalisation des chaînes de valeur ou de contrôle des investissements dans les entreprises. Les règles en matière de concurrence doivent être modernisées pour soutenir cette stratégie industrielle de souveraineté et lutter contre les prédateurs extérieurs.

Le marché intérieur doit être approfondi et son fonctionnement sera amélioré par une convergence sociale accrue (salaire minimum).

Toutefois, la relocalisation des secteurs clefs ne doit pas fermer l’Europe au commerce mondial.

Consulter le communiqué de presse


Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
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