Accueillants familiaux : une solution d’avenir pour les personnes dépendantes

Les personnes dépendantes sont appelées à être de plus en plus nombreuses. Le vieillissement démographique et l’allongement de l’espérance de vie nous obligent à prendre des mesures courageuses pour que notre système de protection sociale survive à ces bouleversements, tout en rendant notre société plus inclusive.


Dominique Libault, Président du haut-conseil au financement de la protection sociale et auteur d’un rapport chargé de dresser des propositions pour une très prochaine réforme de la dépendance, a été auditionné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée le 10 avril dernier.


Parmi les mesures qui nous permettraient d’être à la hauteur des enjeux de la dépendance, il y a le déploiement des accueillants familiaux. L’accueillant familial prend en charge à son domicile des personnes âgées ou handicapées, ne pouvant assumer seules leurs besoins au quotidien, en échange d’une rémunération. Ces travailleurs proposent une solution intermédiaire aux personnes dépendantes, entre leur domicile où elles ne peuvent plus résider seules et un placement en EPHAD ou en établissement spécialisé. La forte augmentation du nombre de personnes en situation de dépendance doit nous conduire à massivement déployer ce dispositif. Aujourd’hui, il n’y a que 60 accueillants familiaux (et 100 places) en Essonne, moins de 10 000 sur tout le territoire, alors que les besoins sont bien présents.


C’est pourquoi j’ai interrogé Dominique Libault sur les modalités qui permettrait un tel déploiement, à travers la valorisation de cette activité professionnelle. Aujourd’hui, les accueillants familiaux ne sont souvent pas salariés, ils ne bénéficient pas de l’assurance chômage, des aides à l’accès à l’emploi ou des indemnités de licenciement. Leur rétribution est modeste et aucune convention collective ne vient donner de cadre clair et sécurisant à cet emploi pourtant utile. En outre, le nombre de personnes pouvant être accueillies par un accueillant est très limité.


La réponse de Dominique Libault me laisse penser que le potentiel des accueillants familiaux a été compris et que ce formidable outil pour accompagner la dépendance des personnes pourra émerger grâce à une attractivité nouvelle qu’il convient d’imaginer.

L’accueil familial sera un des enjeux de la prochaine loi sur la dépendance et je me battrais pour que ces hommes et ces femmes aient la reconnaissance qu’ils méritent.



Fonctions à l'Assemblée Nationale

Membre de la commission des Affaires Sociales

Membre de la Délégation des Droits des Femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Membre du groupe d’étude parlementaire sur l'Autisme

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les Discriminations et LGBTQI-phobies dans le monde

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les droits de l’enfant et protection de la jeunesse

Membre du groupe d’étude parlementaire sur les gens du voyage

Membre du comité de suivi de l’agence française de l’adoption et de la commission DETR de l’Essonne

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Brésil

Membre du groupe d’amitié parlementaire France-Portugal

Laëtitia Romeiro Dias

Députée de l'Essonne - Troisième Circonscription
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